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EXTRAIT court.
Dans une salle aux murs de blocs de pierre énormes, des hommes en blouses blanches s’activent. La lueur verdâtre des écrans d’ordinateurs compose une atmosphère presque irréelle. A cause de cela ou de celle des dimensions inusitées du lieu, les conversations se font à voix basses ? Dans un angle, face à un grand pupitre, deux individus observent des points clignotants sur une série d’écrans radars. Le plus grand interroge son voisin. - Tu es sur qu’ils vont enfin procéder au lancement ? Voici déjà deux fois qu’ils reportent le tir. -Absolument sur ! Les conditions météo de la zone sont à présent favorables. -Mais pourquoi avez-vous attendu si longtemps pour vous décider à commander la mise sur orbite de notre satellite. Les Russes sont moins regardants et plus rapides.
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EXTRAIT long.
« Objectif dans trois minutes ! » Le copilote fait signe au largueur assit sur un petit siège derrière lui. Seule la lueur verdâtre des instruments éclaire l’habitacle de l’appareil. -Va dire aux paras de se tenir prêts ! Tout de même c’est un drôle d’exercice qu’ils font là. Seulement deux gars, se larguer à quatre mille deux cent mètres au dessus de la jungle... Les types de la Légion ne sont pas communs. Le mentor de Gilles lui tapote l’épaule. Il fait froid et leurs combinaisons ne les protègent pas vraiment de sa morsure. Empêtré dans son barda fixé sous le ventral, le marin est dans l’incapacité de faire le moindre mouvement pour se désengourdir et se réchauffer. A présent c’est pire, ils s’approchent de l’arrière du Transal grand ouvert sur le vide. Une gueule géante, prête à les dévorer. Et eux, ben ils vont se jeter dedans… Au secours ! Le grand type vient de fixer les sangles du sauteur novice à son propre harnais. Ils vont sauter en duo, le chuteur professionnel dirige les opérations et Gilles joue les poids morts, en attendant pense t’il avec fatalisme, de l’être pour de vrais ! Les consignes ont été brèves ; -Tu ferme les yeux et tu ne touche à rien ! Après l’ouverture, tu fléchis légèrement les jambes et tu attends le contact. Normalement nous devons rester debout, mais si tu te sens basculer, laisse toi tomber sans résister. Tout ira bien. OK ? La gifle de l’air sur le visage, son sifflement dans les oreilles. Puis, juste après, le noir tourbillonnant de la chute. Succédant au choc de l’ouverture du parachute, l’impression de glissade dans un univers immatériel. A peine le temps d’entrevoir la vive lueur des éclairages qui délimitent le pourtour de la zone, déjà le contact avec le ciment. Deux pas pour amortir le reste d’élan, Gilles se retrouve dégrafé, libre de ses mouvements. Le Sergent-chef Toivon, sans perdre de temps roule la toile en boule qu’il va placer dans un angle de la terrasse. Tour d’horizon, rien ne bouge. Les occupants sont au repos ou à la prière. Des accents de voix rauque, gutturale, sortant d’un haut-parleur, se font entendre par instant, porté par le léger vent du soir. Une échelle métallique fixée dans le béton, l’issue de secours en cas d’incendie probablement, va servir pour quitter leur perchoir. Mais que font les Légionnaire de Wurtz ? Ont-ils été simplement retardés, ou un événement plus grave c’est-il produit ? Ils en sont là de leurs conjectures, lorsqu’un fracas de tirs d’armes automatiques, suivi d’éclatements de grenades se fait entendre.
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